Galerie SOL 11, Rue Guénégaud, 75006 Paris

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法国艺术家、作家西蒙曾在2012~2016期间旅居北京,期间游历中国各地(北京、贵州、西安、山东、陕西…等)。边看边画边走边写,用“心”纪录艺术家眼中的风景地貌与美好的人事物。

 

这段经历同时也影响了西蒙的画风,尤其体现在其作品结构上,融合了中国绘画技巧代表性的直立式构图以及屏风艺术的元素重新建构成独树一格的艺术作品。就像此次巴黎个展<四重奏>中所展示的多幅四联作品,透过西方视角呈现山水、自然、都市、乡村多种不同面貌的中国印象。西方的写实与东方的写意擦撞出不同的火花,鲜艷明亮的色彩给人们带来一种鲜活的视觉感,呈现出叙事性强、有温度的艺术作品。

Paysages-Quatuors

Ma peinture fait le récit - en atelier - de mes voyages. En Chine, le paysage - shan/shui (montagne/eau) - est l’ADN de la peinture, depuis l’origine. Il est étonnant que le désir de paysage, aujourd’hui, reste aussi fort. Des peintres aussi importants que Wu Guan Zhong ou Shang Yang ont continué de se poser la question : comment exprimer le souffle à l’œuvre dans la nature ? Venu d’une tradition occidentale tout autre, dessiner sur le motif a été ma première approche. Les carnets de voyage prennent le pouls de cette pulsion paysagiste à chaud.

 

En atelier, à l’huile, j’ai pensé les choses autrement. D’une part, inutile (et absurde) de singer la peinture chinoise, qui excelle dans son domaine. D’autre part, je me suis laissé influencé par deux éléments traditionnels : la verticalité des paysages dans la peinture chinoise, et l’idée du paravent. Ainsi est née l’idée du polyptyque. Donc, avant tout, de la composition. Je me suis d’abord confronté, dans les couleurs rouges de ma première saison chinoise, au paysage urbain. Comment déconstruire et reconstruire mes sensations ? Je vivais à Pékin, et les nombreuses balades à vélo que j’y faisais, fragmentées par les coupures des périphériques, le hachurage des gratte-ciels, les flux croisés de piétons, du trafic automobile, des deux-roues et des connexions invisibles. Le choix du quadriptyque m’a paru adéquat dans cette quête de rythme - verticales des formats, coupures des horizontales, agencement des gris et des rouges, chaud-froid de l’hiver…

 

Contrepoint de ces toiles fébriles, sont venues des toiles plus paisibles inspirées des périples vers la Grande Muraille (Sur la route, qui aborde le sujet des espaces quelconques, non pittoresques) dans le Guizhou pluvieux (En bus) de balades amoureuses dans les montagnes magiques (Zhanjiajie mon amour) puis, peu à peu, la série s’est étendue vers les paysages souvenus (la Normandie, l’Inde, le Chili)… Dans tous les cas, le pinceau et la couleur seuls étaient à la manoeuvre ; je ne faisais usage ni de photographies, ni de croquis préalables. La mémoire comme seul gouvernail. Le reste est musique.

 

Simon